Chantal et François LE PAPE

– Le Boulay –

 27580 CHAISE DIEU DU THEIL

 

Plus de 40 Ans de Passion pour les Petits Ecossais !

Chantal lepape

Comment sommes-nous devenus éleveurs ?

Presque par hasard, nous avons acheté notre 1er chien en 1969, c’était une Westie, alors que nous vivions en Grande Bretagne. Un an plus tard, nous avons acheté un mâle pour accompagner notre femelle, mais nous n’avons eu notre première portée que 4 ans plus tard. Ensuite, nous nous sommes intéressés aux autres races de Terriers d’Ecosse : le Scottish, le Cairn et le Dandie Dinmont Terrier.
elevage terrier d'écosse

Pendant 20 ans, nous avons élevé des Dandies mais nous n’avons eu que 10 chiots ! Fin des années 80 , découragés nous avons abandonné cette race trop difficile à la reproduction.
Pour chaque race, nous avions quelques sujets, nous avons essayé de garder des femelles sur les portées qui naissaient. Passionnés par les terriers britanniques, j’ai fait une demande d’affixe en 1973, j’ai choisi un nom qui regroupe Pays de Galles (Wales) et Ecosse (Scotland), cela a donné WALESCOT. En 1990, mon mari a obtenu l’affixe KINLOCH pour ses Scottish.

Qu’est-ce qui nous a fait franchir le pas entre la passion de l’amateur et le métier d ‘éleveur ?

C’est le ras-le-bol. Nous habitions en banlieue parisienne avec une dizaine de chiens et même si nous avions un jardin, cela restait trop exiguë. Mon mari travaillait dans la restauration et nous ne faisions que nous croiser.elevage westie
En 1980, nous sommes partis un mois à l’étranger et à notre retour, aucun de nous ne voulait reprendre le rythme stressé de la vie parisienne. C’est ce qui nous a décidé. Nous avons cherché une propriété et nous sommes installés avec enfants et chiens dans ce petit village normand.
Il nous a fallu 15 ans pour terminer nos installations actuelles. Au départ, les chiens vivaient tous avec nous, ou plus exactement nous vivions chez nos chiens ! Un jour, plusieurs femelles ont mis bas simultanément, comme nous n’avions

pas encore de locaux séparés, les chiots étaient tous dans la salle de séjour !
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Nous avons donc créé une maternité avec des boxes individuels, utilisée pour les chiennes en gestation et les chiots jusqu’à leur vente. La mise bas a toujours lieu dans la maison. Il arrive parfois que les chiots restent bloqués, il faut alors aider la mère pour l’accouchement et parfois les réanimer. Sans surveillance le taux de mortalité serait important.
La maternité nous permet de mieux surveiller la croissance des petits, comme elle est attenante à la maison, que l’on y accède par le bureau, nous avons toujours un œil dessus. Cela permet aussi de bien sociabiliser les chiots, ils nous entendent en permanence et sont ainsi habitués très jeunes aux bruits de la maison. Bien sur, c’est aussi plus sain, nous ne vivons plus chez nos chiens !

Quels sont les inconvénients et les avantages de ce métier ?

C’est très prenant, comme toute sorte d’élevages, on ne peut presque jamais s’absenter ; il ne faut pas compter ses heures, ni espérer partir tous les week-ends, quelque soit le jour de la semaine, il faut s’occuper des chiens.

 

Scottish Terrier

A côté de ça, nous avons une qualité de vie exceptionnelle : pas de transport inutile, peu de stress, des relations sympathiques avec nos clients dont certains deviennent de véritables amis. Un très bon contact s’établit souvent très vite avec la clientèle qui vient visiter l’élevage, réserver ou choisir un chiot. Beaucoup d’entre eux nous remercient de leur vendre un chiot. C’est très gratifiant !

Un client m’a dit un jour : « Vous nous vendez du BONHEUR ! »

Je pense que, pour réussir, il faut se spécialiser, une à deux races, voire trois maximum, en évitant les effets de mode. Une fois la ou les races choisies, essayer d’être le meilleur, d’avoir pour objectif la qualité des chiens : beauté, santé, caractère.

Nous n’avons jamais regretté notre choix de vie et si nous envisageons de prendre notre retraite, nous continuerons quand même à faire naître quelques petits Scottish !